lundi 28 avril 2014

PROGRAMME DU 29 AVRIL AU 15 JUIN 2014


PROGRAMME DU MARDI 29 AVRIL AU DIMANCHE 15 JUIN 2014




FESTIVAL DU FILM DOCUMENTAIRE
J’AI UNE GUEULE
D’INDUSTRIE…ET ALORS ?
En partenariat avec l'association "Plus belles les luttes". 

LES DOCKERS DE LIVERPOOL
Ken Loach, 1996, 51’
Pour Ken Loach, cinéaste militant, la cause est entendue. La situation des dockers de Liverpool est emblématique des politiques néolibérales de précarisation du travail et de casse antisyndicale menées depuis Margaret Thatcher. A l'origine de cette affaire en 1997, 500 dockers, par solidarité, refusent de franchir un piquet de grève. Très vite, la Mersey Docks and Harbour Company profite de l'aubaine et installe un retour au travail précaire, copmme au temps où les dockers étaient recrutés au jour le jour, à la tête du client. Mais Les dockers de Liverpool n'est pas seulement un film politique. Dès les premières images, la caméra de Ken Loach trouve la bonne distance pour filmer les conséquences humaine de la lutte. Plus d'un an sans salaire, vivant de leurs économies et de la solidarité internationale, le combat des dockers est une course de fond, menée autant par les femmes que par leurs maris, loin de l'imagerie ouvrière classique. Le coût de la lutte est élevé mais l'enjeu en est essentiel.

ENTREE DU PERSONNEL
Manuela Frésil, 2011, 59’
Entre Normandie et Bretagne, des usines géantes transforment 24h sur 24 les bêtes vivantes - vaches, porcs ou poulets - en barquettes de viande sous film plastic destinées aux supermarchés. Dans ces sites industriels ultramodernes se concentre une extrême violence, celle faite aux bêtes tuées à la chaîne et celle faite aux ouvriers qui y travaillent dans des conditions insoutenables. C’est à ces milliers d’hommes et de femmes issus des vertes campagnes environnantes que la réalisatrice Manuela Fresil donne la parole de manière chorale et par moment même chorégraphique. Aboutissement d’un long travail cinématographique sur le rapport à l’animal dans notre société dominée par l’agro-industrie, Entrée du personnel a reçu le grand prix de la compétition française au FID-Marseille 2011.







FOS-SUR-MER
Jean-Loïc Portron, 1992, 26’
Au loin, des cheminées d’usine. Devant, une étendue d’eau. Entre les deux, un village perché sur un promontoir. Un paysage fermé comme une énigme. Gigantesque complexe industriel, le site de Fos est le résultat d’un projet démesuré des années 60, brutalement interrompu dix ans plus tard : faire de ce pays de pêcheurs et de bergers, entre Camargue et Provence, la Ruhr de la Méditerranée.



FESTI(CHE)VAL
En partenariat avec la ville de Martigues

ECLIPSE
Bartabas, 1998, 59’
Dans ce spectacle de Bartabas filmé par lui-même, tout est noir et blanc comme l’ombre et la lumière et le parti pris est à ce point abouti que la moindre touche d’une autre couleur aurait constitué une
effraction vulgaire, une indiscrétion. « Tout n'est ici que légèreté, finesse, équilibre. Les tableaux successifs sont d'une beauté à couper le souffle. » Le nouvel Observateur




LE FANTOME D’HENRI LANGLOIS
Jacques Richard, 2004, 2 x 105’

En 2014, Henri Langlois aurait eu 100 ans. Pour célébrer ce centenaire, la Cinémathèque française rend hommage à son fondateur avec une exposition et une programmation, du 9 avril au 3 août. 

En écho, la Cinémathèque Gnidzaz présente ce sublime portrait. Hommages à Monsieur Langlois, à Monsieur Gnidzaz et à tous les collectionneurs et fanatiques de cinéma. 

Lycéen, Henri Langlois est déjà passionné par le cinéma et collectionne les pellicules du muet. En 1935, il fonde avec Georges Franju le Cercle du cinéma, un ciné-club où il projette ces films pour un public choisi.

Henri Langlois crée avec Georges Franju la Cinémathèque française en 1936. Grâce à ses propres moyens et à l'aide de quelques amis, cet infatigable collectionneur fonde en 1938 la Fédération internationale des archives du film. Pendant la guerre, il parvient à sauver un grand nombre de chefs-d'oeuvre de la destruction et des convoitises de l'occupant. Toujours association privée aujourd'hui, la Cinémathèque française obtient le soutien de l'Etat à partir de 1945. Des projections sont organisées avenue de Messine, tandis que les films sont entreposés autour de Paris. Après de nombreux déménagements, la Cinémathèque trouve en 1962 un abri durable au palais de Chaillot, avec l'aval du ministre de la Culture d'alors, André Malraux. En 1968 éclate l'affaire Langlois, qui déchaîne le monde de la cinéphile. Trois mois avant Mai 68, la police brutalise des manifestants qui s'opposent à l'éviction d'Henri Langlois. Celle-ci est préparée par les pouvoirs publics qui lui reprochent sa mauvaise gestion. Sauvé par l'écho de la protestation, Henri Langlois obtient de rester à son poste. Une telle vénération de la part des cinéastes et des cinéphiles trouve son explication dans la passion inextinguible d'Henri Langlois pour le cinéma, dont il devient une mémoire vivante. L'un des premiers à considérer le cinéma comme un art à une époque où il est encore jugé vulgaire par les élites, Langlois se livre avec un enthousiasme brouillon à la conservation aveugle de pellicules venues du monde entier, laissant à la postérité le soin d'en juger les mérites respectifs. Plus que les errements d'un piètre gestionnaire, l'histoire retient avant tout sa passion communicative et sa contribution massive à la connaissance du cinéma. ©Ciné-Ressources

Le cinéaste Jacques Richard retrace un portrait de Langlois en évoquant les quatre dimensions importantes du personnage : le sauveteur de films, l'inventeur de La Cinémathèque française à Paris, le créateur du Musée du cinéma et le catalyseur de nouvelles générations de cinéastes.
"Cette biographie n'est pas une hagiographie, mais plutôt un hommage tardif et mérité. Je n'ai pas gommé les défauts ou les bizarreries de Langlois, bien au contraire, cela faisait partie de l'homme. Chez lui, les défauts concouraient à ses réussites". (Jacques Richard)